terrible two

Terrible two: comment faire avec la phase du 2 ans?

La période du 2 ans n’a rien de terrible. Bien sûr, un peu plus d’affirmation et de protestation qu’auparavant, mais rassure-toi, tu as tout ce qu’il faut pour passer au travers. À l’aide de quelques astuces, tu composeras mieux avec les émotions de mini et son grand besoin d’autonomie. 

Je suis Jessica Rousseau, Coach parental et voici quelques pistes pour t’équiper avec ton mignon terrible two. 

 

L’arrivée du terrible two: changement soudain d’attitude

 

Tout allait plutôt bien jusqu’ici! Tu l’habillais comme bon te semble, il te suivait gentiment dans sa poussette et une paire de bras le consolait rapidement. Maintenant, il comprend des consignes simples, il veut aider, il joue un peu seul et même qu’il commence à faire pipi à la toilette. Waouh! Le 2 ans, ce n’est pas si terrible, c’est fabuleux!

Toutefois, voilà que ton tout-mignon commence à te donner du fil à retordre? 

Soudainement, il dit non pour embarquer dans le bain puis, non pour en débarquer! Il dit non pour partir de la garderie et non pour y aller. Il ne veut plus ni son pantalon doux ni son chandail préféré.  Il pleure pour avoir le verre rouge et il lance son assiette quand il est contrarié par ses petits pois verts… Sans parler que les routines sont deux fois plus longues qu’avant parce que maintenant petit poussin veut tout faire tout seul…Moi capable!

Certes, tu rencontres de nouveaux défis! Mais, prend bien en note qu’à chaque étape de sa vie tu vas rencontrer des défis. À 2 ans, il y en a certains et par après, il y en aura d’autres! Tu vas répéter et t’adapter pendant plusieurs longues années. Je te le mentionne clairement, pas pour te décourager, mais juste pour demeurer réaliste et relativiser…Tu as encore plusieurs années pour l’élever, respire!

 

C’est quoi au juste le terrible two?

 

Pendant la phase du 2 ans, l’enfant tente d’acquérir de l’autonomie. Il veut penser, choisir, décider et accomplir plusieurs choses par lui-même. 

Cette période débute vers l’âge de 18 mois et peut se prolonger jusqu’à 3-4 ans. 

Quoique chaque enfant demeure unique durant cette phase, quelques comportements demeurent typiques. De sorte que la plupart des enfants les adoptent, mais à différentes intensités. 

  • Coco veut attacher sa veste tout seul, mais ça le fâche parce qu’il n’y arrive pas…
  • Miss insiste pour beurrer son pain, mais pleure d’avoir beurré ses mains…
  • Si tu l’aides, ça le fâche, si tu ne l’aides pas, ça le fâche aussi…
  • Il tient à s’attacher dans la voiture tout seul, mais il rouspète parce qu’il se reprend 8 fois…
  • Elle refuse de manger ses plats préférés à la maison, mais mange de tout à la garderie…

 

Le terrible two et la phase du non

 

L’étape du 2 ans est souvent associée à la phase du non.

Jusqu’à maintenant, ton enfant adhérait à ce que tu planifiais pour lui sans trop se poser de questions. 

Dorénavant, il ressent de plus en plus le besoin d’exister selon ses propres envies. Effectivement, il prend tranquillement conscience qu’il devient un être à part entière. 

Ainsi, l’enfant éprouve le désir de se dissocier de ses parents de sorte qu’il dira noir quand ils disent blanc et leur répondra non quand il ne sera pas d’accord.

 

La cause de ses frustrations

 

Au quotidien, l’enfant rencontre de nombreux obstacles qui l’empêchent d’exécuter ce qu’il a en tête. 

Puisqu’il est encore petit, il y a bel et bien un décalage entre ce qu’il veut faire et ce qu’il peut ou est capable de faire.

La plupart du temps, c’est ce qui le met en colère. Je veux attacher ma veste tout seul, mais je n’y arrive pas! Grrr. Il est donc tout à fait normal que l’enfant vive intensément cette période durant laquelle il est confronté à ses limites…et les vôtres!

Ses émotions sont donc souvent soudaines et fortes. Naturellement, comme il n’a pas encore développé les aptitudes pour se contrôler, les occasions de crises sont plus fréquentes.

Comme parent, garde en tête que ce que tu travailles avec lui aujourd’hui vous prépare pour l’avenir.

Il est donc important de continuer de prendre des décisions pour lui, de poser des limites et ce même si ça lui déplaît.

Ce n’est pas parce qu’il veut maintenant traverser la rue tout seul que tu vas lâcher sa main pour autant. Il se peut donc qu’il se tortille comme un ver pendant que tu lui tiens fermement la main.

 

Comment traverser le terrible two avec quelques trucs?

 

Le sommeil

 

Il met plus de temps à s’endormir, te retient dans la chambre le soir?

  • Créer un espace dodo rassurant avec une petite veilleuse, par exemple. 
  • Appliquer une routine prévisible pour l’enfant avec toujours les mêmes étapes dans le même ordre.
  • Veiller à ce que l’enfant aie un réservoir affectif bien rempli avant l’heure du coucher en partageant du temps ensemble pour jouer, lire, parler, le flatter, etc.

Tu dois rester absolument avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme sinon c’est la cata? Il se relève constamment? C’est une raison fréquente de consultation en coaching. Un plan d’action sur mesure réglera votre enjeu du dodo.

 

Les routines et les transitions

 

Il veut tout faire tout seul? dit non quand c’est l’heure du bain? n’écoute pas quand c’est l’heure de partir?

Comme avec un ado, je t’invite à faire des petits deals avec lui. Dans mes consultations en coaching parental, je dis toujours aux parents que les grandes décisions appartiennent aux grandes personnes et les petites aux petits. 

  • Maman décide que c’est l’heure du bain et trésor décide s’il ajoute de la mousse ou un jouet.
  • Papa décide qu’on brosse les dents et trésor décide s’il ajoute sa pâte à dent tout seul ou si c’est papa qui le fait.
  • Maman décide que c’est l’heure d’aller au lit et ti-moineau décide s’il veut la chanson de la ferme ou celle des légumes.

 

L’autonomie

 

Le temps qu’il se laissait faire sans broncher est révolu. Il a des envies et il vous le dit! Prévois donc plus de temps le matin comme le soir pour réduire le stress, apaiser une crise ou lui laisser le temps de mettre son pantalon et son chandail tout seul… Certes, il est en train d’apprendre alors oui, tout est plus long! Tente d’opter pour des compromis. 

  • Je rentre ton fermoir et c’est toi qui le glisse jusqu’en haut. 
  • J’enfile tes bas et c’est toi qui mets tes bottes. 
  • Je choisis le pantalon et tu choisis le chandail, etc.
  • C’est un jour de pluie, tu préfères l’imperméable ou le parapluie?

 

La patience et les frustrations

 

En raison de  son âge, il est normal que l’enfant soit impatient et facilement frustré. Si bien qu’il fera plusieurs crises lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut tout de suite. Mais, ce n’est pas une raison pour tout lui accorder!

C’est en vivant des frustrations qu’il apprend à composer avec ses frustrations. Ton travail est de l’aider à y parvenir. Il s’agit donc de l’entraîner à patienter et à se faire dire non tout en demeurant à l’écoute et astucieux.

  • Oui, je t’ai bien entendu mon coeur. Tu veux du lait tout de suite, c’est cela? Regarde, je termine de casser mes œufs et ensuite, je te le donne. Bien, tu es patient. Bravo mon grand! 
  • Tu as très envie de manger un biscuit tout de suite, c’est cela? Je te comprends, c’est vrai que c’est bon! Regarde, je mets le biscuit sur la tablette. Tu le vois? Super. Tu pourras le manger après ton repas. En attendant, as-tu faim? Ok, concombre ou carottes?
  • Ah oui, ce jouet est génial! Il fait du bruit et de la lumière…Wow! Tu le trouves beau? C’est vrai qu’il est chouette. Aujourd’hui, j’achète seulement nos courses. J’ai une idée! On le met dans notre liste du futur? ici, dans notre tête? Vioup! C’est rendu!

 

Les crises

 

Lorsque ton tout-petit vit des émotions intenses, il a du mal à les tempérer à l’intérieur de lui! C’est trop puissant, comme une grosse tempête. C’est pourquoi, le vent l’emporte et l’agite de tout bord tout côté. 

En effet, ton jeune enfant s’exprime principalement à l’aide de son corps. Quand il est excité, il crie, court et sautille alors que quand il est très contrarié, il tape du pied, crie et pleure. 

Quoi que ces manifestations d’émotions mettent parfois ta patience à l’épreuve, ce comportement n’a rien d’anormal. Comme un bon capitaine, tu ne regarderais pas ton équipage couler en attendant que la tempête passe, n’est-ce-pas? Comme parent, tu dois donc fournir à ton enfant toute l’aide nécessaire pour nager à travers sa tempête et le ramener en sécurité. Mais, aucun parent n’est parfait, alors oui, il est possible que tu perdes parfois patience. Ne t’inquiète pas, ça arrive même aux meilleurs! Reprends-toi.

Dès le plus jeune âge, offre-lui donc des câlins. C’est le plus beau remède du monde! Après 20 secondes de câlin, l’ocytocine, l’hormone du bien-être, est sécrétée progressivement dans le corps. À l’aide de ton câlin, ton enfant surmonte mieux son état de crise et retrouve une sensation de calme rassurante.

Enfin, parle des émotions régulièrement dans toutes sortes de contextes. 

  • Oh, la petite fille là-bas a de la peine. Écoute, elle pleure.
  • Ouf, je baille. Je suis fatigué ce soir. 
  • Je vois que tu as lancé ton camion. Es-tu fâché? 
  • Le raton laveur dans ton livre, tu crois qu’il est heureux ou qu’il a peur? Regarde ses yeux. 

En faisant cela, tu aides ton mini à apprivoiser l’univers des émotions. Graduellement, il parvient à mettre des mots sur ses petites contrariétés de la vie courante. 

 

Les consignes

 

Formule des attentes claires et brèves de sorte que tu évites la négation. Il est maintenant prouvé que le cerveau comprend mal une consigne négative. 

Imagine le moteur de recherche Google comme étant le cerveau de ton enfant. Écrit “images + ne mange pas avec tes doigts”. À ton avis, quelles sortes d’images Google va te présenter? Ouf! Cela risque d’être plutôt confus! Évidemment, il y aura plein d’images de gens qui mangent avec leurs doigts! 

Autrement dit, il vaut mieux dire à ton enfant ce qu’il doit faire. C’est beaucoup plus simple! Mange avec ta fourchette, donne-moi la main, marche sur le trottoir, etc.

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Jessica Rousseau

 

 

 

 

Jessica Rousseau, Coach parental