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Maman, est-ce que le Père Noël existe? Jouer le jeu…ou non?

Si le Père Noël, les Lutins, la Fée des dents et le Lapin de Pâques nourrissent le cœur et l’imaginaire des enfants, on peut se demander s’il est bien ou non d’entretenir ce petit mensonge.

À fond, moyen, pas pantoute.

Certains parents, la plupart, embarquent à fond dans l’imaginaire entourant tous les personnages féériques de la petite enfance. Ils se prêteront au jeu et feront tout pour alimenter la magie.

D’autres s’en inquièteront et se demanderont s’ils font bien de mentir à leur enfant. Ils pourront se sentir coupable d’entretenir des mensonges et l’idée que leur enfant pourrait leur en vouloir, après coup, les rendent plus ambivalents sur la bonne chose à faire.

Certains autres parents, plus rares, casseront carrément ces idées imaginaires en étant beaucoup plus terre à terre et en ne souhaitant pas que leur enfant croit à ces histoires farfelues.

Donc. Oui ou non?

Oui! Oui et oui.

Les enfants ont droit aux rêves de leur petite enfance et même qu’ ils en ont besoin.

Le jeu et le monde imaginaire font partie de leur univers à chaque instant.

Ils sont des princesses et des chevaliers…Leur fourchette se transforme en sous-marin de guerre et leur bout de papier est en fait une carte aux trésors.

La créativité est essentiel à un bon développement.

Oui, mais…J’entretiens un mensonge?

D’accord, c’est vrai, le mythe du Père Noël et de toutes les autres histoires inventées par les adultes sont une sorte de mensonge.

Mais, il ne faut surtout pas le voir comme cela.

Quand ton enfant te raconte qu’il a rêvé qu’il volait sur un nuage et qu’il courrait sur un arc-en-ciel, vas-tu briser son rêve, parce que c’est ben certain que ça ne se peut pas?

Ben non.

Les rêves et la magie ne font-ils pas partis des bonheurs et des souvenirs de notre enfance?

Tous les petits gestes secrets qu’on s’applique à préparer pour leur faire croire à la magie de Noël, c’est du pur bonheur.

On leur donne le droit d’être des enfants et de rêver. On leur donne le droit d’imaginer, de créer et d’en être heureux.

Entretenir le mythe, le plus longtemps possible, c’est très bien.

Ajouter un nouveau cadeau seulement la nuit de Noël et l’emballer plus majestueusement que les autres avec LE papier du Pôle Nord.

Laisser des carottes dans la neige pour les rennes et aller les croquer quand ils sont couchés.

Mettre des brillants de poudre magique au pied du sapin, laissé par le Père Noel.

Manger les biscuits.

Tout ça, c’est juste parfait.

N’est-il pas positif et bon d’entretenir la magie et leurs yeux ébahis qui scintillent de joie de vivre?

Raconter les plus belles histoires n’est pas mentir.

Raconter c’est leur permettre de vivre le rêve de la petite enfance.

Au contraire, refuser de leur permettre d’y croire ou leur avouer trop vite la vérité, c’n’est pas vraiment leur rendre service.

Les enfants qui ont brisés trop vite ce rêve, s’ils ne l’avoueront pas facilement à leurs parents, auraient aimé y croire.

Ils en ont besoin de cette féérie. C’est positif.

Certains parents seront fiers que leurs enfants ne se soient pas fait « piégés ». Comme s’ils s’agissaient alors d’enfants plus astucieux.

Mais, détrompez-vous, ils en seront sûrement déçus. Ils ressentiront de l’ambivalence à l’idée que quelque chose leur a échappée.

Toutes les fortes et les belles émotions qui sont rattachés à la magie des fêtes, de la Fée des dents, du Lapin de Pâques, ce sont des souvenirs d’enfance précieux.

Quand ils ont des doutes?

Souvent, entre 5 et 7 ans, les enfants commencent un cheminement GRADUEL. Ils se questionneront, essaieront d’enquêter…

Et, un jour, vous aurez droit à la question : « Maman, est-ce que le Père Noel existe? »

C’est à eux de décider à quel moment ils cesseront d’y croire. Pas nous.

Même, s’il vous posera la question, ne vous empressez pas de tout avouer.

Ils se peut qu’il veuille encore y croire et qu’il ne soit pas prêt. Il a espoir. Il espère secrètement que cette magie existe.

Beaucoup d’enfants, en posant la question, souhaitent que leurs parents les rassurent et continuent d’entretenir le mythe.

Mais, les amis plus grands ou à l’école peuvent dire toutes sortes de choses et ils reviennent avec des doutes.

Avant de tout avouer, discutez.

Plutôt que de décider à leur place s’il a passé l’âge et s’il est temps qu’il sache…

Sondez le terrain avec tact.

« Et, toi, qu’en penses-tu? »

Si vous ressentez qu’il veut encore y croire, répondez avec « compromis ».

« Tu sais, peut-être que d’autres enfants n’y croient pas, mais tu sais quoi, nous, cette année, on attend le Père Noel et il passera dans notre maison. On lui fera ses biscuits et on surveillera le bruit des rennes. T’en pense quoi? »

Si vous ressentez qu’il ne veut plus y croire, informez-le avec délicatesse de la vérité.

Oui, mais comment?

  • Parlez que Noël, c’est la magie des fêtes. Les chansons, la famille, les cousins, les cousines, les cadeaux, le sapin, les truffes au chocolat…Mettez de l’avant la magie de Noël dans son ensemble et expliquez-lui que même si le Père Noël n’existe pas pour vrai, la magie de Noël, elle, continue.
  • Accueillez ses émotions et expliquez-lui qu’il est normal d’être un peu triste, mais qu’il n’est pas « niaiseux » d’y avoir cru. Tout le monde y croit, même papa et maman quand ils étaient petits et que vous avez tellement eu de plaisir à y croire.
  • Rappelez-lui que c’est une belle histoire pour faire rêver. Maintenant, à son tour, il sera assez grand pour faire en sorte que les petits y croient encore. Il sera votre complice. Donnez-lui le goût de préparer des coups de Lutins, manger les biscuits au pied du sapin, emballer des cadeaux, etc.
  • Conservez la joie de vivre et l’excitation d’une autre manière.

La magie, c’est du bonheur.

Rappelez-vous votre propre petite enfance et la joie de vire qui y était rattachée.

Ne vous créez pas de stress avec une si belle histoire. Après tout, un personnage aimant, généreux et bienveillant. Qui pense à tous les enfants du monde, les plus riches et les plus démunis…Les plus sages et les moins sages…

Si, vous-même, vos parents vous ont peu laissé croire au Père Noël, il se peut que ce soit plus difficile de jouer le jeu, mais laissez-vous entraîner par la beauté de leur innocence. Tous les petits gestes et attentions seront de beaux souvenirs à leur offrir.

Quand les questions et les doutes apparaîtront, prenez le temps de bien évaluer si votre enfant est prêt.

Mais, ne vous pressez pas!

Il a le droit d’y croire!

Joyeuses Fêtes!

Jessica Rousseau, MamanÉducatrucs xx



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