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Comment encadrer un enfant casse-cou?

Ah ces petits coquins curieux, créatifs et persévérants! Oh oui, quand ils ont une idée en tête…Ils sont toujours prêt à mettre en œuvre un projet de cascades qui nous coupe parfois le souffle.

Tsé, ceux pour qui rien n’est à leur épreuve. On déplace les meubles, on est hyper « baby proof », on cache plein de trucs, on ajoute des barrières et même qu’on s’en improvise! On dirait qu’on réaménage toujours la maison, qu’on est en train de vider les pièces et tout ça pour réduire la quantité de leurs cascades. Ah! Ils nous font jaser ces petits coquins, mais ça vient aussi avec un lot d’inquiétudes. Combien de fois peut-on se dire qu’il va finir par se casser quelque chose? Alors, comment réagir?

Je suis Jessica Rousseau, MamanÉducatrucs, Technicienne en éducation spécialisée et je te donne quelques pistes pour ton coffre à outils de Super-Parent.

Le bébé casse-cou

Désolée de péter votre bulle, mais il n’y a pas de recettes miraculeuses. Tous les bébés sont généralement des pros de l’exploration.

Le bébé casse-cou est quant à lui, une coche au-dessus!

Il recherche encore plus les sensations fortes, s’amuse avec nos réactions, nous surveille du coin de l’œil et les petites cornes lui poussent dès qu’on tourne le dos! Il semble toujours vouloir dépasser les limites. Souvent, ce bébé casse-cou semble infatigable. Il est très joueur et actif. Il prend grand plaisir à nous faire courir après lui!

Sachez que si votre enfant est plus moteur ou cascadeur, cela ne veut pas pour autant dire qu’il a un problème en soi. Bien non! C’est une facette de son tempérament au même titre que certains enfants seront de nature plus anxieuse ou hyper sociable.

Certainement, en grandissant, ce trait de tempérament les distinguera des autres dans différents domaines. Ils seront peut-être plus fonceur, plus entreprenant, plus créatif, plus persévérant…D’ici-là, ça implique de la gestion.

Ainsi, l’enfant sera probablement toujours fait ainsi, mais en vieillissant et en ayant appris à respecter certaines notions de sécurité, il va trouver un équilibre et vous aussi. Votre encadrement parental va évoluer et s’assouplir.

Avant 18 mois

Leur langage et leur compréhension des consignes limitent davantage les interventions.

De plus, ce n’est que vers 5-6 ans que l’enfant développe graduellement une meilleure notion du risque, du danger et des conséquences qui y sont reliées.

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire?

Agir sur l’environnement

Observez ce qu’il a l’habitude de faire et imaginez ce qu’il pourrait bien vouloir entreprendre! On le sait, ils sont créatifs et persévérants! Il faut donc l’être nous aussi.

  • Sécurisez les lieux en déplaçant les meubles qui lui permettent de grimper vers des objectifs potentiellement dangereux.
  • Ajoutez-vous des barrières aux endroits stratégiques et réaménagez temporairement l’espace pour réduire les risques.
  • Ayez du rangement fermé, placez en hauteur ou cachez temporairement les surplus de jouets ou les objets à risque de blessures.
  • Réorganisez vos armoires pour placer à sa portée seulement ce qui est sans danger et rendez difficile d’accès ce qui peut casser, créer des dégâts, le blesser ou l’empoissonner.
  • Installez, s’il le faut, des serrures à bébé aux armoires et tiroirs.
  • Au besoin, prenez l’habitude de fermer les portes qui bloque l’accès aux lieux sans surveillance.

Concevez un espace adapté pour lui.

Un espace délimité au sein d’une grande pièce, une chambre vacante, une salle de jeu, un garage, etc.

Dans cet espace, il pourra se laisser aller à ses envies d’aventure tout en n’étant pas constamment restreint.

On met une petite glissade d’extérieure pour poupon au sous-sol, une balançoire, un trapèze, des prises d’escalades, des blocs de mousses, une mini piscine à balles, des tapis de gymnastique, etc.

Si l’enfant peut se dépenser dans un espace désigné, il pourra mieux répondre à ses besoins.

De plus, il sera plus facile d’instaurer graduellement des règles et vous pourrez le diriger positivement vers son espace de jeu.

« Je vois que tu as besoin de bouger. Pour s’exciter, c’est dans la salle de jeu. »

Suivre les règles.

Expliquez-lui concrètement les règles AVANT de commencer.

Vous allez au parc et vous savez qu’il aime sauter du haut de la haute échelle ou encore glisser la tête la première…

Avant de le laisser jouer, dites-lui clairement la règle et montrez-lui.

« Dans la glissade, tu t’assois comme ça, sur les fesses. »

S’il veut y aller tête première, on l’arrête et on le replace en expliquant à nouveau.

S’il insiste, on nomme le choix qu’il a. « Soit tu glisses sur les fesses, soit tu débarques. »

Soyons conséquent.

Faites ce qui a été annoncé! Répétez le même modèle encore et encore. Il finira par comprendre qu’il y a des limites et que s’il veut s’adonner à ses activités, il doit respecter certaines consignes.

Avant 18 mois (et même plus tard!), se faire restreindre ou interdire un comportement peut générer une crise.

Plate à gérer des crises, mais on maintient nos limites. C’est là que ça se joue! Rien ne nous empêche d’être bienveillant tout en maintenant notre cadre.

Est-ce qu’on donne une seconde chance?

Ça dépend! Parfois oui, parfois non! Gros bon sens.

Parfois oui…

Disons que vous l’avez retiré de la glissade au parc. Après 5 minutes à jouer dans les cailloux, il vous redemande la glissade. N’hésitez pas à lui offrir une autre chance de suivre les règles.

Maintenant qu’il a « goûté » à la conséquence négative du non-respect des règles, offrez-lui l’occasion de se reprendre. Répétez-lui les règles et la conséquence. Clarifiez que cette fois, s’il dépasse à nouveau les limites, il n’y aura pas de nouvelle chance. Ça ira à une prochaine fois.

Généralement, l’enfant en retire une leçon. Il retiendra qu’il peut accéder à son activité lorsqu’il s’y prend bien. On met en pratique le concept de gain vs perte.

D’autres fois, pas de seconde chance.

Selon la nature du comportement, l’âge, le contexte et l’historique, il arrive aussi que d’offrir une seconde chance, sur le coup, n’est pas opportun. Ultérieurement, lors d’une prochaine sortie ou un autre jour, l’enfant pourra se reprendre. Pour le moment, c’est un non irrévocable.

Là encore, l’enfant en retirera une leçon et on pourra s’y référer lors d’une prochaine fois pour lui rappeler qu’il est plus gagnant de suivre les règles.

Quand vous sortez, profitez-en pour le « libérer »!

Faites-le traverser un tronc d’arbre en demeurant près de lui, faites-le dévaler une colline en faisant des roulades, etc.

Laissez-le expérimenter! Laissez-le découvrir! Du coup, il explore et il apprend par lui-même ses propres limites.

Après 18 mois

L’enfant grandit et il comprend mieux le sens des limites. Son langage se développe et il assimile mieux les consignes. Certes, vous allez quand même répéter, mais la clé est la constance!

Si vous y avez mis du vôtre jusqu’ici, vous avez une excellente avance!

Tous vos efforts préliminaires vont devenir payants puisque maintenant, il assimile de mieux en mieux!

Vos interventions risquent d’être plus efficaces car elles ont des précédents et l’enfant coopérera mieux.

  • Comme quand il était plus petit, vous devez annoncer les règles à l’avance.
  • Vous l’informez des conséquences et vous appliquez, s’il y a lieu.
  • Faites-lui voir les aspects positifs aux respect des limites. Certes, c’est à lui d’y voir. Soit il peut obtenir des gains en suivant les règles soit il expérimente des impacts négatifs en les ignorant.
  • Faites-lui mieux comprendre le danger de son comportement. Donnez-lui des exemples de la vie quotidienne et profitez des anecdotes de votre entourage pour le sensibiliser au danger.
  • Valorisez-le quand il répond à vos attentes. Renforcement positif! Vous voulez qu’il répète les bons comportements, dites-lui ce qu’il fait de bien!
  • Continuez de répondre à ses besoins dans un environnement adapté pour lui. Sécurisez les lieux, ajoutez-lui un casque, des accessoires de protection, etc.
  • Plus il grandit, plus vous pourrez exploiter ses talents en lui permettant d’assouvir ses envies dans un sport plus extrême, par exemple.

Mon mot de la fin…

ÊTRE CASSE-COU EST AUSSI UN ATOUT LORSQU’ON SAIT BIEN UTILISER CETTE APTITUDE!

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Jessica Rousseau, MamanÉducatrucs xx



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