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Comment améliorer l’intégration de ton enfant à la garderie?

Quel parent n’a jamais éprouvé de la peine en laissant son tout-petit qui refusait de le voir partir? On passe tous un peu par là! Heureusement, ça passe généralement assez rapidement, mais d’autres fois ça s’étire.

Peu importe où en est votre tout-petit dans son parcours d’intégration à la garderie, il est essentiel qu’un enfant se sente aimé pour s’épanouir.

Je suis Jessica Rousseau alias Maman Éducatrucs, TES et Coach familial. Je te partage un peu de mon expérience d’ancienne responsable d’une garderie pour te sensibiliser sur l’importance de la relation avec l’éducatrice.

 

L’angoisse de séparation

C’est tout à fait normal qu’un enfant réagisse à la séparation d’avec son parent. C’est en construisant une nouvelle relation sécurisante et aimante que votre enfant arrivera à se détacher un peu mieux de vous (Et ne vous inquiétez pas, vous resterez toujours les plus importants à ses yeux!).

Que votre enfant ait 9 mois, 18 mois ou 3 ans, se séparer de vous dans un contexte nouveau réveil en lui des appréhensions. Il perd ses repères habituels et devra en construire de nouveaux!

Normalement, c’est grâce à vous qu’il déploie ses ailes. S’il a peur d’essayer le toboggan au parc, il vous prend la main. S’il se demande s’il peut lancer des cailloux comme l’autre mini, il tourne sa tête vers vous et vous interroge du regard. S’il a un bobo, il vous réclame! Il a appris qu’il peut compter sur ses parents.

Il faut donc se donner une période d’adaptation pendant laquelle l’enfant va bâtir progressivement une relation sécurisante avec l’éducatrice sur qui il pourra compter.

Sur le terrain, ce qui est le plus efficace pour un débutant est de le reconduire tous les jours ou disons 4 jours consécutifs/semaine, mais pour de plus courtes périodes. On opte pour une fréquence, mais on adapte la durée.

Si on opte plutôt pour l’amener seulement 1 fois ou 2/semaine, c’est peu gagnant. L’enfant vit chaque visite comme une première et n’a pas l’occasion d’activer ses mécanismes d’adaptation. Il faut plutôt créer une habitude pour l’aider!

 

Le sentiment de sécurité

La première chose importante est d’insuffler rapidement un sentiment de sécurité à l’enfant.

On va donc s’assurer de lui laisser très vite des empreintes positives à chaque visite. Des chatouilles, des chansons, des rires. On le touche, on le prend, on crée la proximité.

Il faut donc crémer un peu le gâteau!

Et ça commence par l’accueillir comme un petit trésor à chaque matin qu’il arrive à la garderie.

 

L’accueil chaleureux.

Que l’enfant soit nouveau ou non, il est tellement important de l’accueillir avec amour chaque jour. Tout de suite, l’enfant doit se sentir le bienvenue, aimé et pris en charge. Il peut ainsi se détacher plus sereinement de son parent en faisant confiance à une personne significative.

Pour les parents, c’est un grand soulagement lorsque son enfant rentre à la garderie comme dans de bonnes vieilles pantoufles. Et on  arrivera à ce sentiment en créant des relations significatives (et le plus stables possibles!).

L’accueil, c’est la base! C’est le transfert des pouvoirs et du lien affectif.

On se penche, on regarde l’enfant, on lui dit un mot gentil, on l’appelle par un petit nom affectueux, on tend les bras, on fait une caresse dans ses cheveux, on lui dit qu’il est beau aujourd’hui ou qu’on adore sa coiffure. On le chatouille, on le taquine, bref, on donne de l’affection!

 

Prendre un pas de recul

On l’a dit, il est normal qu’un enfant réagisse peu importe s’il a 12 mois ou 3 ans. Par contre, quand ça s’étire, on peut creuser le bobo un peu.

Le tempérament et les expériences de votre enfant

Est-il de type plus anxieux? Êtes-vous un parent inquiet? A-t-il déjà été gardé par des grands-parents, une gardienne? A-t-il socialisé avec d’autres enfants au parc ou ailleurs? Est-ce que l’enfant joue un peu seul? S’endort-il par lui-même à la maison? Etc.

Le milieu de garde et l’éducatrice

Est-ce un milieu trop rigide ou trop lousse? Y-a-t-il trop de règles ou pas assez? L’ambiance est-elle chaleureuse ou froide (trop « professionnelle »)? Est-ce que mon enfant semble s’attacher, m’en parle, sourit, veut rester plus longtemps ou a envie d’y retourner? Est-ce que je ressens que mon enfant est aimé, on lui fait de la façon, on le cajole, on me parle de lui affectueusement? Est-ce que je ressens de la confiance ou est-ce que je porte des doutes, des irritants?

 

Mauvais « fit ».

Personnellement, j’ai aimé d’amour presque tous les enfants que j’ai gardés. Je dis presque, car c’est la vérité. Il y a des enfants avec qui ça ne clique pas (ça arrive!).

Il y a aussi des parents avec qui ça ne « fit » pas.

Il y a aussi des enfants qui ont des besoins plus grands et chaque milieu a ses capacités. Comme parent, il faut aussi avoir la maturité de bien cerner les besoins de notre trésor.

Parfois, il vaudra mieux pour un enfant de fonctionner dans un plus petit groupe avec une personne stable comme dans un milieu familial et d’autres fois, il vaut mieux que l’enfant fréquente une installation avec plus de ressources ou de personnel.

Alors, ça se peut que vous n’ayez pas un bon « fit » et ça ne fait pas du milieu un mauvais milieu ou de vous des mauvais parents. Regardez s’il y a de petits changements à faire pour rendre la relation un peu plus « wow ».

Les enfants ont besoin d’amour pour grandir et ils passent beaucoup de temps à la garderie. La relation est donc une base essentielle.

Pour avoir de l’aide personnalisée, choisis une formule de coaching pour toi!

Jessica Rousseau, MamanÉducatrucs xx



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